Sony vient de présenter un nouvel appareil photo qui introduit une nouvelle gamme d’appareil : le A1, une combinaison du savoir-faire de Sony. Jusqu’à présent, il y avait les appareils haute résolution (les A7R), les appareils orientés sport (A9) et les boîtiers orientés vidéo (A7s). Avec ce A1, un jeu de mot pour dire « l’unique » ou « un seul », Sony a voulu réunir toutes les qualités des anciens appareils pour en faire un boîtier unique au monde. Si vous avez manqué l’annonce en anglais, je vous résume tout ça dans cet article !

La présentation du Sony A1 en vidéo

 

Les nouveautés du Sony A1

Pour le côté A7R, c’est la résolution qui est au rendez-vous avec un capteur stabilisé de 50 Mpx. La stabilisation est annoncée pour 5,5 stop ! On est donc sur des photos haute résolution, mais sans les limitations d’un A7R IV ! Peu d’informations sur la montée en ISO, mais ça a l’air, très, très bon !

La plage ISO va de ISO 100 à ISO 32 000. Le capteur a la fonction de pixel shift pour obtenir des photos de 200Mpx. Le capteur inaugure un filtre anti-poussière et un système qui couvre le capteur lorsque l’appareil est éteint ! Ça fait longtemps que je l’attendais, c’est sûrement la fin des poussières sur les capteurs Sony !

Au rayon des nouveautés, on peut enfin citer un format de RAW compressé sans perte, l’introduction d’un JPEG léger, ainsi que du format HEIF 10 bits.

Des performances dignes d’un Sony A9

Malgré 50 Mpx du capteur, les performances sont dingues. Commençons par la dynamique de 15 stop ! La rafale est de 30 i/s en obturateur électronique et 10 i/s en obturateur mécanique. Évidemment, c’est sans black-out. Et surprise, Sony annonce l’absence totale de rolling shutter et de banding.

L’obturateur électronique devient aussi bon qu’un obturateur mécanique : absence totale de banding/scintillement,  compatibilité avec le flash, vitesse de 1/400 de synchro en obturateur mécanique… Du jamais vu !

Mais tout ça ne servirait à rien si l’autofocus n’était pas capable de suivre. Sony annonce un AF incroyablement rapide, capable de détecteur les visages et les yeux en temps réel. Pour les humains, mais aussi sur les animaux et les oiseaux. La précision de détection est annoncée à 30 % supérieure au A9 II. Ça parait presque impossible !

Et comme si ça ne suffisait pas, les performances vidéo sont aussi au rendez-vous :

  • 8k 30 fps,
  • 4k 120 fps en 4:2:2 10 bits,
  • une excellente qualité de 4K, certainement supérieure à celle du A7S III puisqu’elle est suréchantillonnée à partir de 5,8 K,
  • H.265, 0 bits, S-Log3, HLG,RAW 16 bits…

Il a tout d’un grand ! Il ne reste plus qu’à vérifier la dissipation thermique. Sony annonce un temps d’enregistrement de 30 minutes en 8k et 4k 60fps. Quid de la surchauffe en 4k 30 fps?

On est donc bien sur un appareil qui combine A7R, A9 et A7S ! L’unique comme dit Sony.

Un boîtier peu surprenant

En terme de boitier, peu de surprise. On retrouve en grande partie le corps du A7S III :

  • Molette des modes et AF sur l’épaule gauche,
  • Viseur de 9,44 millions de points,
  • Rafraîchissement de 240 i/s,
  • Nouveaux menus tactile,
  • Double slot de carte SD/CFExpress type A,
  • Grip est disponible en option,
  • Boîtier est tropicalisé.
  • Toute la connectique réseau des A9 : USB 3.2, Wifi, FTP, Ethernet… tout y est.

Malheureusement, il manque l’écran sur rotule. Sony reprend ici un traditionnel écran articulé… C’est sûrement une des seules choses que j’aurais à lui reprocher. Dommage !

Ce qu’il faut retenir sur le Sony A1

En bref, Sony is back ! Distancé pendant quelque temps avec le Canon R5 qui a occupé tout l’espace médiatique en 2020, le constructeur japonais n’a pas tardé à se mettre à niveau pour proposer encore mieux. Sony démontre une fois de plus son savoir-faire technologique dans tous les domaines …

Alors évidemment, ce Sony A1 qui sortira en mars ne sera pas un appareil photo grand public (il sera vendu à 7 299 €). Mais ça annonce du très bon pour les appareils photo à suivre, et notamment le très attendu Sony A7 IV.

J’espère avoir l’occasion de le tester pour vous en dire plus : temps de chauffe, temps de refroidissement, performances ISO… Il y a de quoi bien s’amuser ! Selon moi, ça risque d’être difficile de trouver des défauts cachés. À suivre 😉