Depuis le mois de Mai, j’ai fait une infidélité aux Fujifilms pour une expérience immersive avec les hybrides Sony Alpha : Sony A7 III, Sony A7r III, Sony A9 et Sony A7r IV.

L’idée était d’en faire mes appareils photo principaux, et donc pas uniquement à des fins de tests ou de comparatifs. Une expérience longue durée, l’heure du bilan !

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Sous fond de débat APS-C vs Full frame … faisons le bilan.

  • Autofocus Fuji vs Sony : Quelle différence ?
  • Tracking : Quelle différence ?
  • Détection du visages et des yeux : Fuji vs Sony, quelle différence ?
  • Expérience utilisateur / Ergonomie
  • Autonomie
  • Piqué
  • Montée ISO
  • Dynamique

Tout ça est très personnel et relatif a MON utilisation mais voici mes conclusions 🙂

 

La vidéo « Passage d’un APSC Fuji à un plein format Sony : Qu’est-ce que ça change ? »

→ Cliquez ci-dessous pour démarrer la lecture de la vidéo :

 

Le script de la vidéo « Bilan d’un passage chez Sony »

→ Attention, je vous aide en vidéo et le texte ci-dessous n’a pas vocation a être lu car il a été généré automatiquement. Intéressez-vous plutôt à la vidéo ci-dessus donc 🙂

Bonjour et bienvenue dans cette vidéo !

Aujourd’hui, je vais enregistrer en vidéo une conversation que j’ai déjà eue des dizaines de fois avec des dizaines d’entre vous depuis quatre mois que je teste du matériel Sony, après plus de trois ans exclusivement en Fujifilm. Légitimement, vous êtes nombreux à me demander : alors Damien, finalement qu’est-ce que ça change de shooter en Sony après avoir shooté en Fujifilm.

Donc l’idée de cette vidéo, c’est un peu de faire un bilan de mon ressenti personnel et j’insiste sur cette vidéo, elle est personnelle. C’est-à-dire que je ne vais pas forcément prendre et faire attention à préciser les cas particuliers selon les configurations. Donc voilà, c’est mon ressenti personnel. Il y a des choses qui peuvent vous paraître extrêmement peu importantes pour vous et qui pour moi vont faire une grande différence. C’est personnel. C’est important de le comprendre.

Ce que j’attends de mon appareil photo

Pour moi, une des plus grosses erreurs de débutants, c’est de se lancer dans l’achat d’un appareil photo sans connaître son besoin. Je pense que vraiment les erreurs, elles viennent de là. C’est qu’on dit probablement par méconnaissance, on n’arrive pas à qualifier son besoin. Moi, j’ai juste besoin d’un appareil photo. Quand on a dit ça, on n’a rien dit. Alors, je vais essayer de le qualifier pour vous et de vous décrire un peu comment moi, je décris mon besoin et je pense que c’est comme ça que ça devrait commencer quand vous choisissez un appareil photo, décrivez votre besoin.

Mon besoin à moi, c’est que je suis photographe avant tout, photographe de paysage, photographe animalier. Je fais de la photo d’enfant et je fais pas mal de photo d’action ou de sport. Moi, j’aime bien c’est vrai quand ça bouge pas mal dans mes photos ou du paysage. Mais, c’est vrai que donc j’ai forcément besoin d’un très bon autofocus et j’arrive régulièrement aux limites, à toucher les limites des meilleurs autofocus. Je sais que je vois bien la différence quand un autofocus est meilleur qu’un autre.

Photo

Par contre, je n’ai pas l’occasion énormément de faire des photos en basse luminosité. Je fais très peu de photos de soirées ou de concerts. Je fais très peu de photos, je ne fais pas de mariage, je ne fais pas de baptême, de choses comme ça. Je ne fais pas spécialement de soirée dans lequel je veux faire beaucoup de photographies. Donc, je n’ai pas un grand besoin à ce niveau-là et c’est vrai que je profite assez peu finalement d’une superbe montée en iso.

Il faut savoir aussi que je fais principalement de la photo en raw et pas en jpg et que je fais beaucoup de retouches sur mes photos. C’est-à-dire que j’ai une connaissance approfondie à la fois de Lightroom et de Photoshop et que ça ne va pas me poser un problème si, par exemple, j’ai des difficultés à trouver une couleur, etc. Je vais savoir le corriger facilement.

Je suis assez peu friand de bokeh. C’est-à-dire que je considère que mes photos n’ont pas spécialement besoin d’un énorme bokeh pour être mises en valeur. Alors certes le bokeh, c’est toujours intéressant, mais je n’ai jamais été un frustré du bokeh, à me dire : ah ouais ! Si j’avais un stock de bokeh supplémentaire, ma photo serait tellement mieux. C’est quelque chose que vous ne m’avez jamais entendu dire.

Vidéo

Ensuite en termes de vidéo, je fais de la vidéo. Malgré tout, je fais la vidéo un peu particulière puisque ce sont les vidéos pour YouTube. Et comme vous avez pu le remarquer, je fais très peu de vidéo en extérieur, très peu de vidéo à main levée, donc je ne suis pas confronté à des situations dans laquelle la dynamique est mise à mal ou la montée en iso serait mise à mal. J’ai un besoin en vidéo qui est globalement limité et qui est beaucoup moins poussée que mon besoin photo ou lui par contre je vais jusqu’au bout des capacités du matériel, notamment parce qu’aussi en photo, je fais de la photo de nuit et de l’astrophotographie. Et là en astrophotographie, on fait vraiment la photo dans l’obscurité totale. Et là par contre, on est obligé clairement de pousser vraiment l’appareil dans ses retranchements.

La gamme Sony

Mon début avec Sony, on ne va pas se le cacher, il a été un peu frustrant. C’est-à-dire que je n’ai jamais été un grand fan de Sony, si vous avez suivi mes vidéos. Il y en a certains qui disent que je viens de découvrir Sony. Ce n’est pas du tout le cas. J’ai eu un A7 II. Donc, j’étais déjà là quand il y a eu l’A7 II. J’ai eu l’A7R II. J’ai eu l’A7 III, l’A7R III. J’ai vendu l’A7 III. J’ai vendu l’A7R III avant de les reprendre pour pouvoir faire les guides Sony. C’est donc quelque chose que j’ai eu depuis vraiment très longtemps et je pense sincèrement connaître bien l’écosystème Sony.

A7 II / A7 r2

Tout ça pour dire que pour moi, ça a toujours été un peu frustrant parce que j’ai trouvé les boîtiers toujours avec de super choses, mais avec des côtés hyper frustrants. Typiquement si je prends les derniers boîtiers l’A7 III ne m’a jamais spécialement emballé. C’est un appareil photo qui est d’une polyvalence dingue. Pour autant, je ne me suis jamais fait à son viseur que je trouve très moyen et à son écran LCD que je trouve aussi très moyen. Il suffit simplement que je mette des lunettes de soleil, je ne vois plus du tout l’écran LCD.

Enfin, ce sont des choses ou en extérieur, je n’y vois absolument rien sur cet écran LCD. Il n’est pas très bien orienté puisqu’on peut l’orienter qu’en paysage. Donc, je peux faire ça ou je peux faire ça, mais lorsque je me mets comme ça, en portrait, je ne peux pas faire comme sur mont Fujifilm. Bref, ce sont des choses qui m’ont toujours un peu agacé. Je trouve que je ne me sens pas spécialement bien avec ce boîtier. J’ai toujours beaucoup critiqué les molettes et le pompon.

Les menus Sony

Si vous suivez un peu les deux, trois vidéos que j’ai faites maintenant, vous commencez à le savoir. C’est le collimateur en gris sur gris que je trouve absolument invisible sur l’écran. Il faut bien se rendre compte qu’on trouve des vidéos avec des méthodes, comment trouver son collimateur chez Sony, parce que le collimateur, on ne sait pas où il est, tellement il est peu visible. Donc, on trouve des méthodes où en gros on appuie deux fois sur le joystick et ça le remet au milieu. Ça y est, on sait où il est, on ne lâche pas. Enfin bref, ce sont toujours des choses qui m’ont un peu dérangées, disons l’ergonomie.

Alors évidemment, il y a les menus Sony qui n’ont pas beaucoup évolué, même dans les dernières générations. On a des menus qui ont l’air d’avoir été tout simplement mis au hasard. Vraiment, c’est incroyable. Je veux dire en deux heures autour d’une table, on ferait quelque chose qui serait cent fois mieux. Ça paraît dingue que Sony au fur et à mesure des années avec toutes les technologies évoluées qu’ils font, on ait toujours des menus qui sont catastrophiques. On a des choses qui sont absolument aberrantes dans ces menus-là et c’est difficile de s’y faire.

Même les apprendre par cœur, il y a 50 pages, vous ne les apprendrez jamais par cœur. Ce n’est pas toujours facile de vivre avec, on ne va pas se le cacher. Quand bien même, on y arrive et ce n’est pas un point qui est rédhibitoire à 100 %. Ça n’a jamais été quelque chose qui m’a spécialement posé un gros problème. J’ai surtout eu de base un problème avec le viseur et l’écran, qui vraiment, je ne prenais pas de plaisir à avoir ces boîtiers-là.

A7 iii

Alors l’A7 III, c’est un boîtier qui est extrêmement polyvalent parce qu’il fait à peu près bien tout. Pour autant, je ne l’ai jamais trouvé incroyable parce que c’est un capteur de 24 millions de pixels et personnellement je n’ai jamais vu de grosses différences par rapport à mon Fujifilm, 26 millions de pixels. Je n’ai jamais vraiment changé sur cette position-là. Je trouve que moi c’est kif-kif bourricot quelles que soient les choses que vous comparez.

Pour moi, l’autofocus, c’est la même chose. La détection de l’œil, on est très proche entre les deux. Le X-T3 va recevoir bientôt encore une nouvelle amélioration. J’imagine qu’avec l’amélioration, ils seront strictement identiques. Pour moi, ça n’a jamais été vraiment très difficile de les partager. Donc, j’ai toujours préféré mon Fujifilm tout simplement parce que l’ergonomie de mon Fujifilm me correspond mieux et je trouve le viseur et l’écran de bien meilleure qualité.

A7r IIII

Alors ensuite, j’ai utilisé l’A7R III. L’A7R III, c’est celui qui avait 42 millions de pixels. Clairement là à 42 millions de pixels, on commence déjà à avoir une amélioration, du moins en termes de piqué. C’est vrai que c’est quelque chose auquel, je suis sensible. Quand vous faites une photo de paysage avec des dizaines de milliers de détails un peu partout, vous allez avoir envie d’avoir le plus de détails possible et il y a des choses qui sont extrêmement petites.

Quand vous prenez quasiment tout un cityscape, donc par exemple aux Cinque Terre, plus vous avez de mégapixels, plus vous allez arriver à capturer du détail. Et clairement, c’est quelque chose qui va faire la différence. Et personnellement, je suis plus sensible à la résolution du capteur qu’à la montée en iso ou la dynamite.

La dynamique, j’ai toujours su la gérer. Je gère bien mon histogramme. Je n’ai jamais eu de problème. La dynamique de l’APS-C me satisfait largement, pour peu de bien d’arrivée à placer son exposition. Moi, je n’ai jamais de problème et je n’ai pas eu spécialement d’intérêt à dire : oui, je suis passé à un full frame. J’ai une meilleure dynamique. L’iso, c’est pareil. L’iso, comme je vous l’ai dit, je ne suis pas quelqu’un qui va shooter énormément en iso. C’est très rare que je doive monter à 12800 iso. Je n’ai pas vu de grosses différences au niveau de mes montées en iso. Au quotidien, ça ne m’a pas changé la vie.

Par contre, effectivement, la résolution oui. La résolution, on voit un net gain. Pour autant, j’étais frustré par ce A7R III parce que oui il avait un meilleur viseur et il avait un meilleur écran. Quelque part, les problèmes que j’avais avec l’A7 III, il était réglé avec l’A7R III. Pour autant sur l’A7R III, on avait l’ancienne génération d’autofocus qui, personnellement, je la trouvais insuffisante.

C’est-à-dire que j’avais l’impression de retrouver l’autofocus de mon X-T2. Et là par contre, en basse luminosité, ça galère un peu. En action, ça galère un peu. Le tracking n’est pas si incroyable que ça même s’il est meilleur que chez Fujifilm. Voilà pour moi, j’étais frustré, j’avais 42 millions de pixels, j’avais l’écran qui m’allait bien, mais je n’avais pas spécialement un autofocus du feu de dieu qui était la dernière génération.

A9

J’ai eu évidemment l’A9. L’A9 alors lui, c’est l’inverse, on est sur un boîtier avec un autofocus extraordinaire. Je n’ai jamais vu ça et c’est une claque quand vous utilisez la première fois un A9. C’est vraiment une claque d’avoir un autofocus qui est aussi dingue que celui-là. Il faut l’utiliser pour se rendre compte à quel point il est meilleur que tous les autres. Et, je vois beaucoup de gens parler sans avoir touché un A9, sans avoir utilisé un A9, je peux vous assurer que quand vous l’avez utilisé un A9, vous savez ce que c’est un bon autofocus. On a une nette différence par rapport aux autres boîtiers.

Pour autant, l’A9 c’est 24 millions de pixels. Là encore, on retombe sur les travers que j’avais avec le X-T3. Moi, j’aime bien voir la différence par rapport avec mon X-T3, et là je ne la vois pas. La différence, c’est que si je suis confronté à un sujet qui est extrêmement difficile à photographier parce qu’il nécessite une mise au point extrêmement rapide, le A9 va m’avoir la photo alors que le X-T3 ou le X-A3 ne me l’aura pas. Donc, c’est ça l’avantage du A9. Le problème, c’est que le nombre de situations dans lequel je peux justifier l’utilisation d’un A9, elles sont extrêmement réduites. Il faut vraiment avoir des besoins très particuliers et très exigeants en termes de mise au point pour vraiment pouvoir justifier d’aller sur un A9.

Sony A7r4

Au final, je n’étais pas satisfait avec l’A7 III, je n’étais pas satisfait avec le A7R III et je n’étais pas satisfait par le A9 parce que je les trouvais tous plus ou moins frustrants et finalement ce que j’attendais avant tout, c’est l’A7R IV. L’A7R IV que Sony a sorti, mais sans prévenir, au mois de juillet. Pour moi, c’était absolument tout ce qu’il me fallait. Là, ça y est, on avait la résolution, 61 millions de pixels. Sony n’a pas fait dans la demi-mesure au niveau de la solution et dès que je les ai eus début août, waouh, je me suis dit, mais ah ouais !

Là, c’est vrai qu’on voit vraiment la différence. Quand vous passez de 26 millions de pixels à 61 millions de pixels, des détails vous en avez, mais autant que vous voulez. C’est absolument hallucinant et cette fois-ci on a un autofocus du feu de dieu. On n’est pas au niveau du A9, mais on est à un autofocus où déjà pour trouver les limites de cet autofocus-là, il va falloir se lever de bonne heure.

Donc voilà, c’est le premier Sony que je trouve satisfaisant et suffisamment personnellement, pour mon usage à moi, suffisamment satisfaisant pour j’ai envie de l’utiliser tous les jours parce qu’il est bon en basse lumière, il est bon à peu près tout le temps en définitive et on peut compter sur lui quelle que soit la situation. Alors qu’avant d’un coup, j’avais envie de me dire : ah je prends l’A7 III parce qu’aujourd’hui je fais une photo de nuit, il me faut une meilleure dynamique, une meilleure montée en iso. Ah aujourd’hui, j’ai besoin d’une très bonne mise au point, j’ai besoin du A9. Ah aujourd’hui, j’ai besoin de la résolution, A7R III.

Là, l’A7R IV, il fait globalement tout et il fait tout très bien. C’est vraiment le premier appareil photo Sony où je peux dire que vraiment je l’aime bien cet appareil photo-là. Donc voilà mon ressenti à moi.

J’ai prévu une série de vidéos. Je ne sais pas quand elle va arriver. Des vidéos, il y en a beaucoup à faire, mais ce que j’aime chez Fujifilm, ce que je n’aime pas chez Fujifilm, ce que j’aime chez Sony, ce que je n’aime pas chez Sony où on va rentrer un peu plus en détail sur ce qui me plaît sur ces appareils photo là.

Passage plein format

Pour autant, ce que je retiens un peu du bilan de ces quatre mois avec ces appareils photo Sony, c’est qu’en autofocus, je n’ai vu pas beaucoup de différences par rapport au X-T3. Moi personnellement, ce n’est pas le jour et la nuit. C’est peut-être par moment un tout petit peu mieux, mais par moment j’ai l’impression notamment en basse lumière que le X-T3 fait mieux que les Sony. En tout cas, c’est mon ressenti. Là où il y a une vraie différence, c’est au niveau du tracking. C’est-à-dire le suivi d’une cible une fois qu’elle est verrouillée et que vous êtes appuyé à mi-course, le fujifilm n’est vraiment pas bon. Le Fujifilm est dans les fraises. Même sur un X-T3, il n’est pas bon. Là où c’est vrai que chez Sony, même aujourd’hui l’A7 III, il fait ça extrêmement bien. Donc là, Fujifilm a vraiment du retard.

Détection des yeux

Sur la détection des yeux, là aussi c’est un tout petit peu mieux chez Sony, mais ce n’est pas parfait non plus. Moi, je mettrais 6 sur 10 par rapport à un résultat parfait à un Fujifilm aujourd’hui sur le X-T3. Je mettrais très probablement 7 sur 10 aujourd’hui à un A7 III ou un A7R IV. Tout ça pour dire que oui il y a les deltas, mais il ne faut pas croire d’un côté que c’est 10 sur 10, et de l’autre côté c’est 6 sur 10. C’est beaucoup plus resserré que ce que certains peuvent imaginer et je n’ai pas forcément le A9 là-dedans parce que l’A9, il serait plutôt évidemment à 8 sur 10 parce qu’effectivement il est encore supérieur à tout ça.

Ensuite, là où par contre, je pense, que je ne ferai probablement plus jamais de photos avec mon Fujifilm, c’est probablement les photos de nuit. C’est vrai que j’ai vu une différence énorme dans la qualité de mes photos de nuit. Les photos de nuit que j’ai pu faire cette année, les photos de Voie lactée, les photos de circumpolaire que j’ai pu faire cette année avec les appareils photo Sony sont de largement meilleure qualité que ce que je faisais avec Fujifilm.

Bon là encore une fois, il n’y a pas non plus de grandes surprises. On est sur un plus grand capteur sur le Sony et il permet de rassembler plus de lumière et de dégrader moins le signal. Mais c’est vrai qu’en photo de nuit, c’est probablement l’endroit où j’ai vu le plus de différences et en photo de nuit j’ai toujours utilisé l’A7 III. L’A7 III qui a la meilleure dynamique et la meilleure montée en iso parce que c’est vrai que l’A7 III quand vous le poussez dans ses retranchements à 12800 iso, dans des zones où vous êtes complètement noir, il s’en sort bien.

Mais là aussi, il faut bien imaginer que ce n’est pas non plus le jour et la nuit. Le X-T3 a des limites qu’on atteint plus facilement que celle du Sony en photo de nuit. Pour autant, j’ai loupé complètement une photo de nuit avec l’A7 III parce que c’était juste tellement sombre que même un A7 III n’y est pas arrivé. C’est la photo de nuit avec le panorama sur la chapelle à Valensole que j’ai pu montrer dans la vidéo, mes photos.

Ensuite, ce qui m’a beaucoup plu avec les Sony et ce que j’ai utilisé pas mal, c’est le zoom au niveau de la mise au point. Quand vous faites une mise au point manuelle, sur un Fujifilm, vous n’avez pas la possibilité de zoomer plus qu’à 100 % sur l’écran arrière ou dans le viseur. Et 100 % des fois, ce n’est pas facile de faire la mise au point. Vous avez du mal à déterminer si vous êtes vraiment à la mise au point optimal ou pas. Et c’est vrai que le Sony me permet de zoomer à 12 fois. Je passe de zoom une fois à zoom 12 fois.

Fonctionnalités

Franchement, là maintenant quand je reprends mon Fujifilm, quand je fais une mise au point manuelle, c’est un truc qui est hyper frustrant de ne pas avoir sur le Fujifilm. J’ai beaucoup aimé l’avoir sur le Sony. Je vous ai dit que c’est mon ressenti personnel. C’est un truc où tout le monde s’en fout le fait que ça soit zoomé 12 %, mais pour moi ça compte pas mal.

Ensuite en photo de nuit, j’ai dit que c’était génial d’avoir l’A7 III. Attention, j’ai trouvé que l’A7 III chauffait beaucoup plus que mon Fujifilm. Et là aussi, encore une fois, c’est là qu’on voit que tout n’est pas vert d’un côté et noir de l’autre. Le Fujifilm, c’est vrai, n’avait pas beaucoup de pixels, comparé à ce qu’à l’A7 III.

Malgré tout et c’est pour ça que j’ai mis cet objectif-là, cet objectif-là c’est le FE 200-600mm de chez Sony et quelque part je trouve qu’il représente bien mon sac. C’est-à-dire que depuis que je suis passé chez Sony, on se retrouve à trimballer des objectifs qui sont un peu comme ça. Alors évidemment, beaucoup vont me sauter dessus. C’est quelque part une exception. Ils ne sont pas tous comme ça. Mais tout ça pour dire que je trouve que mon sac s’est alourdi avec le passage chez Sony. J’ai un sac qui a tendance à être plus lourd alors que j’ai des objectifs de qualité.

Choix des objectifs

Je n’ai que des objectifs quasiment en 2.8, etc. Donc, j’ai des objectifs qui sont plus lumineux, qui sont lumineux, qui ont une meilleure profondeur de champ que ce que me donnait Fujifilm. En fait, ce que je ne voulais pas, c’est de passer chez Sony avec des objectifs f4 qui donnaient le même rendu que ce que j’étais habitué chez Fujifilm. Donc, je voulais vraiment voir le rendu avec le stop de bokeh supplémentaire pour voir si j’avais vraiment ce truc-là où je me dis : ah oui, mes photos sont vraiment meilleures qu’avant.

Ce qui n’a pas été le cas, mais voilà. Tout ça pour dire qu’à équivalent, je me suis retrouvé, je trouve, avec un sac beaucoup plus lourd et parfois un peu moins d’envie de prendre mon appareil photo parce que vraiment, il fallait se trimballer ce poids supplémentaire là. Et ce FE 200-600mm qui est grosso modo l’équivalent du XF100-400mm chez Fujifilm, je peux vous assurer que je réfléchisse à deux fois avant de le mettre dans mon sac.

Sac plus lourd

Alors là, je vous montre le FE 200-600mm parce que c’est lui que j’ai sous la main et que quelque part c’est un cas emblématique. Je viens de passer du temps en Camargue et c’est vrai que franchement je n’ai jamais eu envie de m’acheter un monopode. Je n’ai pas de monopode. Quand les membres de mes formations me demandent : Damien, conseille-moi un monopode. Je ne sais pas en conseiller parce que je n’en ai jamais utilisé parce que je n’en ai pas eu besoin.

Cette fois-ci avec le FE 200-600mm, je peux vous assurer que je reviens de Camargue et j’ai regretté de ne pas avoir un monopode et je viens d’acheter un monopode. Parce que c’est tout simplement des objectifs qui sont trop lourds et trop gros pour être utilisé sans monopode. Donc là encore une fois, c’est quelque chose qui va alourdir mon sac puisque je vais me trimballer en plus de l’objectif avec un monopode. Donc oui, j’ai trouvé quand même que le fait de passer chez Sony, j’avais tendance à alourdir mon sac, même si j’augmentais la qualité. Attention, quand vous prenez une photo avec 61 millions pixels, vous augmentez la qualité, il ne faut pas se tromper.

Couleurs Sony

Une question qu’on me pose beaucoup : Damien, alors les couleurs Sony, est-ce que c’est si grave ? J’y reviendrai probablement dans une vidéo, mais de manière générale, j’ai envie de répondre non. C’est-à-dire que c’est quelque chose dont j’avais parlé. J’ai fait un comparatif que j’ai laissé en ligne. Je l’ai laissé en ligne et j’assume tout ce que j’ai dit avant chez Sony. J’ai tout laissé en ligne. Donc vraiment, vous pouvez encore les regarder.

À l’époque, j’avais passé une semaine de mémoire à un X-T3 vs A7 III et j’avais dit que j’étais choqué par les couleurs Sony, que c’était un peu la golden hours tout le temps. À l’utilisation, on s’aperçoit que les couleurs Sony ne sont pas toujours constantes, en fait. C’est-à-dire que des fois c’est très bon, des fois c’est vraiment un peu moins bon. On peut avoir des tons un peu jaunes. C’est vrai que les tons de peau peuvent paraître un peu jaunes sur certaines photos et les ombres peuvent paraître un peu magenta aussi, je trouve, lorsqu’on est en basse lumière.

JPG ou RAW

C’est quelque chose qui, au début, peut être gênant. Si vous faites du jpg direct, c’est vrai que c’est un moins bon rendu, je pense, que ce que fait Fujifilm. Pour autant lorsque vous prenez le fichier raw, je trouve que le fichier raw se travaille quand même assez bien et quand vous avez l’habitude vous corrigez assez rapidement ces dominantes-là. Finalement, le sujet de couleur, on finit par l’oublier très rapidement.

Moi personnellement, je vous ai montré mes photos et d’après les retours que j’ai pu voir, personne m’a dit : ah oui ! On voit que les couleurs Fujifilm sont beaucoup mieux que les couleurs Sony. Ah ! Quel ton bizarre sur les couleurs Sony ? Moi qui retouche mes photos, ce n’est pas des photos brutes de capteur. Moi qui retouche mes photos, qui gèrent ma colorimétrie, je trouve que ça ne change pas grand-chose et les couleurs Sony n’ont rien de spécialement scandaleux ou spécialement bon. C’est finalement un non-sujet pour moi.

Batterie

Le dernier point que j’ai envie de retenir, c’est la batterie. La batterie sur ces appareils-là, c’est quand même le fait de ne pas y penser. C’est vrai que j’ai toujours dit que pour moi la batterie Fujifilm n’était pas un problème, mais il y a quand même toujours cette gestion de batterie. Je ne pars jamais avec trois, quatre batteries. Je suis toujours en train de gérer les batteries. C’est-à-dire que je suis toujours en train de me dire le soir : j’enlève la batterie ; je prends mes batteries vides ; je les mets à recharger, etc.

C’est quand même une gestion et une organisation qu’il faut avoir. Ça se fait. Ça ne m’a jamais vraiment posé problème. Mais c’est vrai que maintenant que j’utilise la batterie Sony qui me permet de faire deux à trois fois plus de photos que ce que peut me permettre de faire mon Fujifilm, et ça je l’avais noté quand j’avais passé une semaine avec l’A7 III il y a quelque temps, c’est vrai que là je viens d’un stage Camargue avec l’A7R IV, j’ai passé trois jours, j’ai shooté beaucoup, j’ai fait 3000 photos, je crois, j’ai fait une batterie et je reviens avec 30 % de batterie. Et ça, c’est vrai que c’est un peu étonnant quand même.

Après, quand on prend le Fujifilm et qu’on shoote avec le Fujifilm, on voit la batterie qui tombe très vite et on n’a plus trop l’habitude. C’est vrai que c’est un point où si on avait une batterie équivalente de chez Fujifilm, on ne cracherait pas dessus quand même. C’est vraiment très agréable clairement de ne pas avoir à penser à la batterie. Moi, il m’arrive régulièrement en ce moment-là de prendre le boîtier Sony. Je pars avec, je ne regarde même pas le niveau de la batterie parce que je sais que c’est largement suffisant et il en reste toujours assez. Même si je suis à 20 %, je sais que j’ai des heures de photos. Je n’ai aucun problème. Et ça franchement, c’est bien quand même.

Ergonomie a améliorer

Pour autant, tout n’est pas rose chez Sony, même ici j’ai parlé des points qui m’avaient permis d’améliorer mes photos. C’est vrai que j’en ai parlé un peu. L’ergonomie est toujours un peu délicate. Moi, je suis très étonné du nombre de taches de capteurs que j’ai avec ces Sony. Je n’ai jamais eu à me plaindre de taches de capteurs sur mes Fujifilm. Et ici, on dirait que c’est comme si les poussières et compagnie étaient attirées par le capteur du Sony qui était un aspirateur à poussière.

Mais bon, c’est vrai que j’ai beaucoup de taches de capteurs et c’est parfois un peu gênant. Je ne fais pas de vidéo heureusement parce que si je faisais de la vidéo, avec toutes ces taches de capteurs là, je ne sais pas comment il fait Olivier Schmitt, d’ailleurs c’est un sujet où, je ne le connais pas, mais c’est un sujet qui sera intéressant de discuter avec lui parce que je vois quand même pas mal de gens qui se plaignent de la poussière et des taches de capteurs.

Moi, j’ai pris l’habitude de nettoyer mon capteur quasiment avant chaque stage et j’ai multiplié le nombre de poires soufflantes. Et à chaque fois que je vais changer d’objectif, je mets un coup de poire soufflante sur le capteur pour essayer que ça ne s’empire pas à chaque fois parce qu’à chaque fois que j’ouvre le boîtier, j’ai trois taches supplémentaires.

Conclusion

Allez ! C’est le temps de conclure sur cette vidéo sur mon ressenti Sony. De manière générale, vous l’avez compris, les produits Sony, ce sont d’excellents produits. Il y a une technologie qui est dingue. C’est-à-dire qu’aujourd’hui en termes de technologie, ils ont deux générations d’avance, je pense, sur la plupart des fabricants puisque Sony vraiment a fait une détection des yeux.

Vous voyez aujourd’hui la technologique qu’il y a sur l’A9 qui est pourtant un appareil en fin de vie, j’ai envie de dire, l’A9. Il est sur le point d’être remplacé par une nouvelle génération. Pourtant, il est beaucoup plus avancé que les autres. Regardez, le suivi qu’il est capable de faire ce genre d’appareil photo. Là aussi le suivi, c’est dingue par rapport à ce que font les autres.

Maintenant, ils font l’autofocus sur les yeux des animaux. Bref, il y a de la technologie. En termes de dynamique, en termes de montée iso, il y a beaucoup de choses vraiment positives dans ces boîtiers-là. Pour autant, je trouve toujours qu’il y a un petit déséquilibre chez Sony entre la technologie : la technologie matérielle, donc le capteur, etc. ; mais aussi la technologie logicielle, ils ont une intelligence artificielle incorporée dans leur boîtier qui est supérieur à tout ce qui se fait ailleurs.

Pour autant, il y a un déséquilibre entre cette technologie-là et quelque part l’expérience utilisateur. Je ne comprends pas pourquoi Sony délaisse autant l’expérience utilisateur. C’est presque une provocation de la part de Sony de ne pas refaire ses menus. Ils ont été décriés par absolument tout le monde sur le marché.

Pourquoi ils ne mettent pas deux ingénieurs autour de la table et ils ne refont pas le menu une bonne fois pour toutes ? C’est une plaie d’utiliser ces 50 pages de menus, d’arriver à trouver les options. Tout est mal classé. Tout est divisé dans des sous-menus qui ne sont même pas dans les mêmes menus. Enfin, c’est des trucs, mais refaites ça une bonne fois pour toutes et mettez l’expérience utilisateur au même niveau que la technologie. Je pense que c’est là aujourd’hui où Sony doit venir s’améliorer parce que pour l’instant, il y a un décalage. Tout est fait sur la technologie et pas assez sur l’expérience utilisateur et c’est dommage.

Alors l’expérience utilisateur, ça fait moins briller les affiches, ça fait moins marketing et je pense que c’est aujourd’hui probablement là où Sony met trop l’accent. À un moment donné, on veut mettre de grands chiffres sur de grandes affiches pour vendre ça de manière marketing et c’est vrai que l’expérience utilisateur en termes de marketing ressort moins qu’un capteur de 61 millions de pixels.

Donc voilà ! Malgré tout, je trouve qu’aujourd’hui un boîtier Fujifilm est plus cohérent. Je ne dis pas qu’il est meilleur, je dis qu’il est plus équilibré. C’est-à-dire qu’on a tout qui est très bon. Chez Sony, on a des performances sur certains points qui vont être absolument excellentes, bien meilleures que chez Fujifilm, mais on va avoir d’autres endroits où ça va être beaucoup moins bon que chez Fujifilm par exemple.

C’est pour ça que je dis que c’est moins équilibré. Il y a toujours une petite frustration de se dire : ah mais, j’ai ça. Mais de l’autre côté, je n’ai pas ça, je n’ai pas ça, je n’ai pas ça. Alors, ça ne se voit pas forcément sur des photos résultantes pour la personne qui dit : moi, tout ce qui m’intéresse c’est la photo finale et l’expérience utilisateur, peu importe. C’est sûr qu’il s’en fiche. Mais, ce n’est pas forcément mon cas.

En tout cas, voilà ! Ce que j’avais envie de dire, c’est que ce qui est important avant de choisir un appareil photo, c’est de connaître votre besoin. Connaissez-vous vous-même, sachez exactement qu’est-ce qui est important pour vous. Et en 2019, c’est très difficile de se tromper en choisissant un appareil photo. Je ne connais pas beaucoup de mauvais appareils photo sur le marché. Quelle que soit la marque que vous prenez, ils sont tous excellents.

Voilà sur ce petit retour et ressenti. Alors, ça a été, j’imagine, un peu le bordel. J’espère que ça a été quand même utile. Si ça a été le cas, n’hésitez pas à me lâcher les pouces levés vers le haut. Dites-moi en commentaire, qu’est-ce que vous en retenez de tout ça ? Je vois beaucoup de gens qui ont à la fois Fujifilm et à la fois Sony. Il ne faut pas être sectaire. Les deux marques ont des avantages et des inconvénients.

Qu’est-ce que vous vous en retenez de votre propre ressenti et du passage de l’un à l’autre ? Il y a peut-être des choses qui vous ont choqué dans ma vidéo, n’hésitez pas à le dire. Il y a peut-être des choses qui manquent dans ma vidéo, n’hésitez pas à le dire aussi. Allez à bientôt pour de nouvelles aventures.

Salut !