Vous êtes à la recherche d’un ultra grand-angle pour votre Sony ? Les options sont nombreuses et variées ! Que vous soyez sur la gamme A7 ou A9, plusieurs solutions s’offrent à vous : le Sony FE 16-35mm f2.8, le Sigma 14-24mm f2.8 et le Tamron 17-28mm f2.8. Si vous n’arrivez pas à choisir, voici le comparatif qui vous aidera à prendre votre décision ! 

 

3 objectifs, 3 philosophies différentes 

Ces trois objectifs qui s’affrontent sont tous des zooms haut de gamme capables de délivrer une résolution du 60 Mpx. Disponibles tous les trois en monture native Sony, leurs caractéristiques sont loin d’être similaires : 

  • Sony FE 16-35 mm f2.8 GM : l’optique haut de gamme de chez Sony, mais aussi la plus chère (2 359 €). 
  • Sigma 14-24mm f2.8 DG GN Art : beaucoup plus grand angle que les autres, il donne accès à un équivalent 12 mm, mais il s’arrête à 24 mm. Vendu à 1 399 €, c’est le plus encombrant et le plus lourd des trois. Sa lentille bombée le rend incompatible avec des filtres circulaires à visser en frontal.
  • Tamron 17-28mm f/2,8 Di III RXD : le plus petit du comparatif et le moins cher (899 €). C’est aussi celui qui la meilleure distance de mise au point à 19 cm, alors que les deux autres sont à 28 cm. 

Et maintenant, il ne reste plus qu’à savoir si cet écart de prix se justifie par rapport aux performances de chacun. 

Un angle de vue qui varie selon la focale

L’angle de vue à 14 mm

L’angle de vue à 16 mm

L’angle de vue à 17 mm

Il n’y a que quelques millimètres de différence, mais le résultat n’est pas du tout le même entre une photo prise à 14 mm, à 16 mm ou à 17 mm. Si vous voulez un angle de champ le plus large possible, ne pensez pas qu’un 14mm et un 17mm sont identiques ! 

Comparatif des performances optiques 

Piqué, autofocus, défauts optiques, bokeh… Voyons comment ils se démarquent une fois sur le terrain ! 

Le piqué 

Les trois objectifs sont absolument exceptionnels. On obtient les mêmes performances qu’avec le Canon RF 15-35mm, un objectif encore plus cher que ces trois-là. 

À 16mm, pleine ouverture

Lorsqu’on regarde le centre, c’est purement étonnant. Et pourtant, on est sur un capteur de 61 Mpx. Ces trois objectifs sont donc capables de tirer tous les bénéfices d’un capteur haute résolution, même en étant à la plus grande ouverture et à la plus grande focale. 

Les différences se font un peu plus ressentir dans les extrêmes. Le Tamron a un peu de mal à être homogène, contrairement au Sony et au Sigma qui se débrouillent plutôt bien. D’ailleurs, le Sigma est un poil supérieur au Sony. 

Si vous faites du paysage, vous allez certainement beaucoup travailler à f8. Les résultats sont similaires : le piqué au centre est exemplaire. Il n’y a qu’au niveau du flare qu’on observe un net décalage. Certains y résistent mieux (le Sony notamment est impeccable). Le Sigma est un peu gêné à cause de sa lentille sphérique et le Tamron produit aussi un peu de flare. 

Sur les côtés, la qualité du Sony s’est améliorée au même niveau que le Sigma. Le Tamron reste toujours en retrait, mais sa qualité est tout de même admirable ! Rappelez-vous qu’on est sur un capteur de 61 Mpx et que le Tamron coûte moins de 1 000 €. C’est donc une très belle prestation. 

À 24mm, les trois objectifs sont quasiment à égalité. 

La hiérarchie en termes de piqué est donc assez simple à établir : 

  1. Le Sigma 14-24mm f2.8 offre un piqué incroyable, mais c’est celui qui a le plus de flare à cause de sa lentille bombée. 
  2. Le Sony 16-35mm f2.8 GM a la plus grande plage focale et résiste très bien au flare. 
  3. Le Tamron 17-28mm f2.8 arrive en dernière position, mais son niveau reste parfaitement acceptable. C’est un objectif qui vaut trois fois moins cher que le Sony, tout en offrant 98 % de sa prestation (c’est plutôt pas mal !). 

Le soleil en étoile

À f16, on n’obtient pas exactement les mêmes « sunstar ». L’étoile la moins qualitative, c’est celle du Tamron (les rayons ne sont pas extrêmement bien définis). Et la plus jolie, c’est celle du Sigma. Mais c’est vraiment un détail qui aura certainement peu d’importance pour la plupart des utilisateurs. 

Les défauts optiques 

Au niveau des aberrations chromatiques, c’est le Sigma qui s’en sort le mieux. Il y en a un peu sur le Sony et le Tamron. En revanche, ils sont tous les trois sensibles au vignettage. 

Le bokeh 

Très similaire entre les 3 objectifs, il n’y a rien de particulier à signaler sur ce point. Si je veux vraiment aller chercher la petite bête, le Tamron fait un peu d’onion-ring (mais il faut zoomer à 400 % pour s’en rendre compte). 

Qui est le meilleur en astrophotographie ? 

Avec des focales ultra grand-angle aussi lumineuses que celles-ci, vous allez certainement avoir envie de faire de l’astrophotographie. La solution ultime, c’est le Sigma. Il est d’ailleurs considéré comme le meilleur objectif pour l’astrophotographie. Le Sony se défend plutôt bien et propose d’excellents résultats, mais le Sigma garde l’avantage. 

Quant au Tamron, il est en retrait : les étoiles deviennent bleues à cause des aberrations chromatiques donc elles attirent un peu trop le regard. 

Le bilan du comparatif : un ultra grand-angle pour chaque besoin 

Finalement, aucun de ces objectifs n’est à exclure. Ils sont tous les trois excellents, et ils pourront tous vous convenir en fonction de vos besoins. 

Le Tamron 17-28mm f2.8 pour sa compacité et son prix 

Si vous cherchez une solution compacte, c’est le Tamron qu’il vous faut. C’est un objectif qualitatif avec lequel vous pouvez tout faire. Il est simplement moins homogène que les autres au niveau du piqué sur les extrêmes. Mais pour la plupart des gens, ça ne fera pas une grande différence. 

Le Sony FE 16-35mm f2.8 GM pour sa plage focale 

Les mérites de la gamme GM n’ont plus à être prouvés. Le seul inconvénient, c’est le prix haut de gamme de ce 16-35 mm. Ce qui peut faire la différence et vous convaincre de mettre si cher, c’est la focale. Le fait d’avoir accès à la focale de 35 mm vous permet de sauter la focale de 50 mm et de compléter seulement avec un 70-200 mm. C’est une autre philosophie, mais ça vous permet d’avoir que 2 objectifs et de rester polyvalent. Le plus important, c’est d’avoir une cohérence entre vos différents objectifs. En plus, ce Sony est celui qui résiste le mieux au flare, tout en étant compatible avec des filtres (contrairement au Sigma). 

Le Sigma 14-24mm f2.8 DG GN Art pour avoir les meilleurs résultats 

Si vous faites de la pose longue, cet objectif ne sera pas le plus approprié (notamment à cause de son incompatibilité avec les filtres avant). Malgré tout, c’est l’objectif ultime à avoir pour faire de l’ultra grand-angle et de l’astrophotographie. Il faut simplement accepter son encombrement. Sa plage focale de 14 mm est idéale pour ceux qui ont déjà un 24-70 mm pour le compléter. C’est l’inverse du Sony qui convient plutôt à ceux qui n’ont pas de 24-70. 

Et vous, lequel préférez-vous ?