Avec ce 35-100mm f2.8, Tamron lance deux innovations inédites. Profitez d’une nouvelle plage focale qui ne s’arrête pas à 75mm et de la clé Tamron Link pour contrôler à distance votre objectif. Qu’est-ce que ça donne sur le terrain ? Est-ce que ça vaut le coup ? Retour sur les performances du Tamron 35-100mm f2.8 dans ce test complet.
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La nouveauté : contrôlez votre objectif depuis votre smartphone avec la clé Tamron Link
Cette petite clé USB pèse 2 g et se branche directement sur le port USB-C présent sur les objectifs Tamron compatibles. Une fois montée sur l’objectif, elle passe inaperçue.

Pour l’installation, c’est très simple : il suffit de noter le numéro inscrit sur la clé et de le saisir dans l’application Tamron Lens Utility. La connexion Bluetooth est ensuite établie avec votre smartphone.
Ce que vous pouvez faire depuis l’application :
- Personnaliser les boutons de l’objectif : affecter une fonction différente à chaque position (1, 2, 3) : mise au point, AF/MF, linéaire/non linéaire, angle de rotation…
- Contrôler la mise au point : définir un point A et un point B, choisir le temps de transition entre les deux. Idéal en affût ou sur slider pour automatiser un mouvement fluide et répétable.
- Contrôler l’ouverture : l’ouverture se modifie en temps réel sur le boîtier, sans toucher l’objectif.
Et tout ça à distance ! Si vous en avez l’utilité, en vidéo le plus souvent, c’est un achat intéressant.


💡 Bon à savoir :
Retrouvez la liste des objectifs Tamron compatibles ici.
Tarif clé Tamron Link : 59 €.
Un zoom à tout faire



Sur le terrain, un objectif 35-100mm est ultra polyvalent. C’est comme un 24-70mm, sauf qu’il est optimisé pour le portrait grâce à son décalage de focale à 100mm. On a toutes les focales qu’il faut :
- du 35 mm,
- du 50 mm,
- du 85 mm (ma focale préférée en portrait),
- du 100mm.
À 100mm f/2.8, vous obtenez un bokeh plus profond, une profondeur de champ plus réduite et un zoom très à l’aise pour les portraits.
Mais pas que ! Cette plage focale, c’est le complément idéal d’un ultra grand-angle 16-35mm dans le sac. Vous évitez le chevauchement classique entre un 16-35mm et un 24-70mm sur les focales 24mm et 35mm, et vous débloquez en prime une focale de 100mm que je trouve très utile.


👉 L’amplitude de travail de 35mm à 100mm est très intéressante. Avec un 16-35mm, c’est le combo parfait pour le paysage et le portrait.
Jusqu’à maintenant, Tamron proposait uniquement des objectifs 28-75 mm. Passer de 75mm à 100mm, c’est un vrai gain. La différence est flagrante. ⬇️


Différences entre la focale 75mm et 100mm
Analyse de la qualité du piqué du Tamron 35-100mm f2.8
À 35 mm

👉 Au centre : le piqué est très bon dès f/2.8 et devient excellent si on ferme à f/5.6.

👉 Sur les bords : le piqué est globalement homogène, mais il faut attendre f/5.6 pour avoir une excellente homogénéité.
À 70mm
On retrouve le même comportement qu’à 35 mm : le piqué est très bon dès la pleine ouverture et il s’améliore légèrement en fermant à f/5.6. Les bords sont corrects et s’améliorent eux aussi à f/5.6.
À 100 mm


À 100mm, c’est très bon au centre dès f/2.8. Cette fois, ça s’améliore à peine en fermant à f/5.6. Sur les bords, même logique : plutôt bon à f/2.8 et très légère amélioration à f/5.6.
➡️ C’est un zoom très homogène sur toute la plage focale, du 35mm au 100mm.
Comparatif piqué avec le Tamron 28-75mm


| 28-75mm f/2.8 | 35-100mm f/2.8 | |
| À 35mm au centre | ✅ Légèrement devant | ✅ Très bon |
| À 35mm sur les bords | ✅ Homogénéité supérieure | ⚠️ Légèrement derrière |


En bout de zoom à 70mm, c’est l’inverse.
| 28-75mm f/2.8 | 35-100mm f/2.8 | |
| À 70mm au centre | ⚠️ Légèrement derrière | ✅ Meilleur |
| À 70mm sur les bords | ⚠️ Légèrement derrière | ✅ Meilleure homogénéité |
💡 Bon à savoir : Toutes les mesures se font sur un capteur de 50 mégapixels zoomé à 200 %.
Un rapport d’agrandissement intéressant

On a un très bon rapport d’agrandissement sur ce 35-100 mm. Pour du culinaire, c’est l’idéal !
À noter : pour vous donner une idée du rapport de grossissement, la lentille avant touche presque la gambas sur cette photo.
Un bokeh idéal en portrait
La transition et la qualité du bokeh sont douces. C’est ce qu’on attend d’un objectif orienté portrait. Mais la vraie différence se joue entre les focales.


👉 À 100 mm f/2.8 : le bokeh est plus profond et la compression des plans est plus marquée qu’à 75mm f/2.8
Avec ce 35-100mm, on isole facilement son sujet et on crée une belle profondeur de champ. C’est un vrai avantage pour faire des portraits.
Un autofocus capable mais hésitant

C’est le point faible de cet objectif. Sur cette mouette qui ne se déplace pas très vite, j’ai obtenu environ 50 % de photos floues. C’est comme si la détection marchait moins bien.

Sur un homme quasiment à l’arrêt, c’est la même chose : 3/9 photos sont nettes.
➡️ C’est un autofocus capable d’offrir des photos réussies sur des sujets rapides comme un chat ou un chien, mais il y a quand même du déchet.
De très bonnes performances vidéo
Ce Tamron 35-100mm f2.8 est très à l’aise en vidéo :
- aucun pompage ;
- autofocus silencieux ;
- pas d’hésitation d’autofocus (contrairement au mode photo) ;
- objectif parfocal (la mise au point est conservée quand on change de focale) ;
- très peu de focus-breathing.
Une bonne résistance aux défauts optiques
👉 Vignettage : présent à f/2.8 mais s’atténue à f/4.
👉 Flare : la résistance est correcte, sans être exceptionnelle pour autant. On peut avoir quelques billes de flare à droite à gauche.
👉 Aberrations chromatiques : bien contrôlées. On peut en trouver en cherchant, mais c’est classique pour un objectif de ce calibre.
👉 Distorsion : en barillet à 35mm, en coussinet à 100mm. Les deux sont simples à corriger car invisibles sur les JPEG, et des profils de correction sont disponibles pour les fichiers RAW.
👉 Soleil en étoile : résultat sympa, j’ai connu mieux mais c’est pas catastrophique non plus.










