Avec ce Sony FE 16-25mm f2.8 G, Sony nous offre un objectif assez étonnant qui en dit long sur leur stratégie. Ils veulent proposer une gamme de prix équivalente à du Sigma ou Tamron, mais sans devoir accepter du f/4 comme c’était le cas sur d’anciennes focales. Alors, inutile ou stratégie géniale ? C’est ce qu’on va voir dans ce test du Sony 16-25mm f2.8 G.
🎁 Télécharger le fichier ZIP des RAW du Sony 16-25mm f2.8 : https://we.tl/t-GmThYp8Rpi
Un objectif compact et léger
On a beau être sur un objectif très compact, on a tout ce qu’il faut :
- bague d’ouverture cliquable ;
- bague pour passer en ultra grand-angle (déplie légèrement l’objectif mais ne modifie pas l’équilibrage) ;
- bague de mise au point en bout du fut ;
- bouton personnalisable ;
- switch AF/MF.
On retrouve même un pare-soleil dans la boîte.
Une focale grand-angle indispensable
Sur le terrain, aucune surprise ! Comme sur tous les 16 mm, on obtient des perspectives originales qui permettent de jouer avec les sujets.
Je recommande toujours cette focale en premier à n’importe quel photographe ou vidéaste. C’est l’optique qu’on met systématiquement dans son sac parce qu’on sait qu’on va obtenir des photos très intéressantes.
Un point important sur cet objectif : on va moins loin qu’avec un “vrai“ 16-35 mm. Ici, on s’arrête à 25mm et on n’a pas le 35 mm, la première focale qui permet de commencer à faire du portrait.
Voici la plage focale :
Certains diront qu’il y a une grosse différence, d’autres que ça ne change pas grand-chose et qu’il suffit de recadrer. À vous de voir selon vos préférences !
Un objectif qui fait la paire avec le Sony FE 24-50 mm f2.8 G
Ce Sony 16-25 mm f2.8 G marche en duo avec le FE 24-50mm f2.8 G sorti il y a peu de temps. Ce sont deux clones ! Ils ont le même gabarit, le même poids et le même prix.
Pour vous équiper de petit zoom compact et léger, vous avez maintenant cette solution Sony : le FE 16-25 mm f2.8 couplé au FE 24-50mm f2.8.
Si vous faites de la vidéo et que vous utilisez un gimbal (sur un Sony RS Mini par exemple), vous pouvez passer de l’un à l’autre sans rééquilibrage puisque l’équilibre de l’optique est identique.
Une proposition très intéressante de la part de Sony !
Test des performances optiques du Sony 16-25mm f2.8 G
Qualité du piqué
À 16 mm
J’en arrive à la même conclusion qu’avec le FE 24-105 mm : il n’y a aucun compromis sur la qualité. Même en termes d’homogénéité dans les extrêmes, le piqué est d’une excellente qualité. Il y a peu d’intérêt à fermer l’ouverture pour gagner en qualité !
À 25 mm
En bout de zoom à 25 mm, même constat : la qualité du piqué reste la même lorsqu’on ferme l’ouverture. Que ce soit au centre ou sur les côtés, le piqué est génial. On a tous les détails qu’on veut !
➡️ Un piqué qui est au niveau maximal à toutes les ouvertures, aussi bien à 16 mm qu’à 25 mm. On est très proche d’un GM II !
Comparaison avec le Sony 16-35mm f2.8 GM II
Difficile de voir la différence avec le FE 16-35mm f2.8 GM II. Sur un capteur de 50 mpx, on obtient un résultat équivalent, aussi bien au centre que sur les bords.
C’est vraiment dur de les départager.
Mise au point dès 17 cm
Grâce au diaphragme de 11 lamelles et à la mise au point dès 17 cm, on obtient une belle séparation des plans avec un bokeh très doux. Pour rappel, on n’avait que 7 lamelles sur le 16-35 mm f4.
Autofocus ultra réactif
Ce FE 16-25mm f2.8 tient les 120 i/s d’un Sony A9 III. Et ça se voit, car je n’ai rien à lui reprocher !
Sur un test avec ma fille qui arrive à fond en courant vers moi, toutes les photos sont nettes.
Sony sait très bien qu’à ce niveau de prix chez Tamron ou Sigma, vous êtes limité à 15 i/s.
Une optique idéale en vidéo
Ce 16-25 mm est très agréable à travailler en vidéo. Comme tous les ultra grand-angle, c’est l’idéal pour du vlog : l’objectif est léger et vous n’avez pas besoin de tendre le bras pour vous filmer.
👉 Autofocus : irréprochable.
👉 Focus-breathing : moins présent que sur le 16-35mm f2.8 GM II. Le breathing naturel de ce FE 16-25 ne bouge absolument pas, aussi bien à 16 mm qu’à 25 mm. Compatible avec la compensation du focus breathing.
👉 Parfocale : mise au point conservée lorsque vous zoomez, même si vous n’avez pas d’AF.
👉 Stabilisation : la stabilisation dynamique entraîne un gros crop, mais elle fait la différence ! On a l’impression d’être sur un gimbal même si ça bouge dans tous les sens.
Défauts optiques
Flare
La résistance au flare fait partie de ce qui se fait de mieux sur le marché, on obtient le même niveau qu’avec le 16-35mm f2.8 GM II.
Vignettage
Le vignettage est bien maîtrisé, même si on en trouve un peu à 16 mm. Il y en a aussi à 25 mm, mais il disparaît rapidement. Rien d’anormal !
Aberrations chromatiques
Le niveau d’aberrations chromatiques est minimal.
Distorsion
On a une distorsion en barillet à 16 mm, alors qu’on avait une distorsion en moustache sur le 16-35mm GM II.
Dans tous les cas, la distorsion ne se voit pas sur les JPEG puisqu’elle est automatiquement corrigée. Sur les fichiers RAW, vous avez les profils de correction dans les logiciels de post-traitement.
La distorsion est donc bien présente. Si vous voulez l’objectif le plus propre d’origine, c’est clairement le 16-35mm GM II. Mais à 25 mm, la distorsion disparaît sur les deux objectifs.
Sunstar
À 16mm f/16, on obtient évidemment un sunstar. Mais j’ai trouvé que c’était souvent difficile de le faire apparaître et que le rendu n’était pas incroyable !